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Réaliser un court métrage ( 2ème partie )

Après avoir abordé le projet « Le Cri » en 2001, je vous propose un petit bond dans le temps pour arriver en 2015 et évoquer la réalisation de « Je suis un loser ».

Le tournage du « Cri » avait été une sorte de mini-révolution. Au lieu d’avoir un équipement lourd ( caméra Super 16, nagra, bijoute d’éclairage… ), nous avons profité de l’avancée technologique de l’époque pour tourner avec un caméscope mini-Dv de quelques centaines de grammes et rien d’autre. Les tournages qui ont suivi n’ont pas forcément tenu compte de ce côté léger ( Pensées mortelles [2005] et Climax [2010] par exemple ) mais la révolution était en marche.

En 2014, après avoir quitté Paris, il me prend l’envie de réaliser un petit court métrage et je profite du prétexte donné par le festival Nikon pour écrire un film de 2 minutes. Je ne me souviens plus du thème imposé mais je me souviens parfaitement du temps qu’il restait avant la deadline. J’avais un peu moins de deux mois pour écrire, tourner et monter le film, délai tout à fait confortable. Le problème se situait ailleurs.

J’avais très envie de faire un film mais, ayant quitter la capitale, je me suis retrouvé plutôt seul dans ce domaine. J’avais beau chercher, je ne voyais pas qui pouvait s’associer à cette aventure. Et c’est ainsi que j’ai décidé de faire le film seul. J’ai pris cette décision comme on relève un défi. Car c’était une véritable gageure : être derrière et devant la caméra … en même temps.

J’ai ainsi écrit un scénario en ayant constamment cette pensée en tête. Malgré quelques années à suivre des cours de théâtre durant mon adolescence, on ne peut pas dire que je sois vraiment comédien. J’ai donc aussi pris en compte cet aspect-là pour la rédaction du scénario ( à télécharger ci-dessous ).

Je n’ai pas fait de découpage technique. Compte tenu du fait que je devais me retrouver dans quasiment chaque plan, j’ai décidé d’improviser au tournage. À l’époque, j’étais équipé d’un reflex Canon EOS Mark II et d’une Go Pro. J’ai donc utilisé les deux, le reflex sur trépied pour la grande majorité des plans et la Go Pro pour les scènes intérieures et extérieures de voitures.

Si la Go Pro ne nécessite aucun réglage concernant les différentes focales et la mise en point, il en va autrement avec le Mark II. Dire que ce fut une partie de plaisir serait mensonger. J’ai dû m’y prendre à plusieurs fois, utilisé tous les repères possibles ( je n’avais pas de mannequin pour simuler ma position dans le cadre ). Il m’a fallu être patient ( ce que je ne suis absolument pas ) et ce fut un très bon exercice pour moi.

Si j’ai réalisé le « Cri » en une seule journée pour 4 minutes de film, il m’a fallu quasiment trois jours pour celui-ci. J’ai donc pris le temps de bien faire. A l’inverse, le montage a été réalisé dans la foulée en quelques heures seulement.

Compte tenu de tous ces paramètres, je suis assez satisfait du résultat même si je trouve cela un peu trop court, contrainte du festival oblige. Quoiqu’il en soit, je n’ai pas réalisé de fiction depuis et je suis assez curieux de voir ce qu’un prochain film pourrait donner ! En attendant, voici : « Je suis un loser » :

Je suis un loser, 2015

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